Archiguille à l'honneur : une première exposition au Comœdia à Brest

Archiguille à l’honneur : une première exposition au Comoedia à Brest

L’exposition inaugurale du Comœdia, ouvert à Brest, fait dialoguer des toiles du peintre de la transfiguration entre elles et avec les œuvres de quatre autres artistes.
Publié le 11 Avr 19 à 10:04. Photographie et textes : © Côté Brest

Après s’être dévoilé à nu pendant trois semaine à l’issue de sa remarquable rénovation, le nouvel espace d’art contemporain de Brest, Le Comœdia, propose, depuis début avril et jusqu’au 29 juin 2019, son exposition inaugurale. Qui met en exergue les toiles de François-Augustin Guille dit Archiguille (1932-2017), peintre de la transfiguration.
Archiguille, qui a participé à la création de l’abstraction lyrique après-guerre, a laissé, dans ses toiles, libre cours à l’expression de ses sentiments. Des œuvres souvent lumineuses et colorées où l’artiste passe d’une période blanche à une autre bleue. Deux toiles mauves permettent également aux spectateurs de se projeter dans leur imaginaire.

Dialogue entre les œuvres

Si les toiles de l’artiste de l’abstraction lyrique dialoguent entre elles dans les somptueux espaces de l’ancien théâtre à l’italienne puis cinéma art & essai, de l’orchestre au balcon, elles communiquent également avec les œuvres des quatre autres artistes exposés.

Dans le droit fil conducteur de l’abstraction. Ainsi, les sculptures en acier de Jean-Bernard Susperregui, tout en rondeur et volume, font écho aux pièces marines (poulpes et poissons) et terrestres (les red bull) du bestiaire de Marc Piano (qui présente également des grès) mais également aux œuvres en matériaux composites et carbone de Vincent de Monpezat. Comme Le signal ou Ouest, symbole phare de son imprégnation de la ville de Brest où il a dit avoir été marqué par le vent, les éléments, le port. Seules les sculptures en bronze de Martine Kerbaol s’éloignent de la ligne abstraite, en proposant des visages érigés en marque de fabrique de l’artiste. Mais le tout s’intègre en cohérence à l’ensemble présenté.
Toutes les œuvres de l’exposition sont en vente. Les toiles d’Archiguille, par exemple, au prix de 5 000 euros.

Infos pratiques :
Jusqu’au 29 juin, les jeudis, vendredis et samedis de 14 h à 18 h, 35 rue du château à Brest.
www.artcomoedia.fr
C’est gratuit.

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