Bilal AOUFFEN
Né au Canada et arrivé très jeune en France, Bilal AOUFFEN entre dans la photographie par le sport. Athlète lui-même, spécialisé dans la course à pied, il commence par photographier ses partenaires de club, à l’entraînement comme en compétition. Le travail de la photographe américaine Cortney White nourrit alors sa réflexion et ses premiers apprentissages. Autodidacte, il développe progressivement une écriture consacrée au mouvement et à la performance.
Les Jeux olympiques de Paris 2024 constituent un tournant. Après avoir échoué à obtenir une accréditation comme journaliste, Bilal AOUFFEN rejoint temporairement le Comité d’organisation de Paris 2024 pour photographier les épreuves cyclistes. Le 3 août 2024, lors de la course sur route masculine, Bilal AOUFFEN travaille pour l’organisation de Paris 2024. Retenu par un autre reportage, il arrive tard sur place et tous les emplacements réservés aux photographes sont déjà occupés. il choisit de ne pas rester au niveau de la chaussée rue Lepic, à Montmartre. Il sonne à la porte d’un immeuble, obtient l’autorisation de monter et photographie depuis une fenêtre les coureurs avançant au milieu d’une foule compacte.
La photographie, intitulée Rue Lepic, connaît immédiatement une diffusion considérable. Sa vue plongeante, la perspective de la rue et les touches de couleur de la foule sont rapprochées de La Rue Montorgueil de Claude Monet ; la comparaison, lancée par l’ambassadeur de France en Hongrie, est largement reprise dans les médias. L’image devient l’une des représentations marquantes de la ferveur populaire qui a accompagné les Jeux de Paris.