Ian Bradshaw, Twickenham Streaker, Michael O’Brien traversant le terrain de rugby entouré de policiers lors du match Angleterre-France à Twickenham, en 1974.
Twickenham streaker

Twickenham streaker

Artiste :

Ian BRADSHAW

Technique :

Tirage pigmentaire sur papier fine art, numéroté et signé

  • Dimensions : 30 x 42 cm
  • Exemplaires : 11/25. plusieurs exemplaires disponibles
  • Prix : Cliquez sur "Demande de prix"

Tirage vendu non encadré

Un mot sur l’œuvre

Le 20 avril 1974, Ian Bradshaw couvre la rencontre de rugby entre l’Angleterre et la France au stade de Twickenham. À la mi-temps, tandis qu’une partie des photographes quitte momentanément le bord du terrain, il reste à son emplacement. Un jeune Australien, Michael O’Brien, traverse alors la pelouse entièrement nu à la suite d’un pari avant d’être intercepté par plusieurs policiers. 

Le photographe comprend immédiatement le problème posé par la scène : pour que la photographie puisse être publiée dans la presse, il faut parvenir à dissimuler la nudité du jeune homme. Il déclenche à plusieurs reprises jusqu’au moment où le casque noir du policier Bruce Perry vient se placer exactement devant le sexe d’O’Brien.

Au centre de l’image, Michael O’Brien avance les bras largement ouverts, entouré de policiers en uniforme sombre. La position de son corps et l’expression de son visage donnent à la scène une dimension presque biblique, tandis que le casque du policier introduit une forme d’humour visuel immédiatement compréhensible. À l’arrière-plan, un officiel accourt avec un manteau destiné à couvrir le jeune homme, détail que Ian Bradshaw dira n’avoir découvert qu’au développement de la pellicule. 

L’image paraît dès le lendemain en première page du Sunday Mirror et connaît rapidement une diffusion internationale. Devenue The Twickenham Streaker, elle obtient en 1975 le premier prix de la catégorie Humor du World Press Photo Contest. Le site officiel du photographe indique également qu’elle fut désignée Picture of the Year par LIFE et Picture of the Decade par People. 

Une épreuve argentique de l’œuvre figure aussi dans les collections de Photo Elysée à Lausanne, aux côtés de photographies de David E. Scherman, Jean Mohr ou encore d’œuvres documentant les performances de Marina Abramović et Ulay. 

Elle a également été présentée dans Who Shot Sports : A Photographic History, 1843 to the Present, grande exposition consacrée à l’histoire de la photographie sportive, organisée par l’historienne de la photographie Gail Buckland et présentée notamment au Brooklyn Museum en 2016. 

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Une photographie devenue une référence de la culture visuelle du XXe siècle. 
La force de cette photographie tient précisément à la rencontre entre l’anticipation du photographe et une succession de circonstances impossibles à provoquer. Ian Bradshaw n’a ni organisé la scène ni déplacé ses protagonistes. Mais il est resté à sa place, a compris immédiatement ce que l’événement pouvait devenir photographiquement et a attendu le fragment de seconde où tous les éléments se mettaient en ordre.
Un côté christique, la touche d’humour et le flegme tout britannique.

 

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