Google Master Speedy Graphito
Au Comœdia, l'exposition "Arrêt sur images" raconte les émotions de Speedy Graphito

Au Comœdia, l’exposition « Arrêt sur images » raconte les émotions de Speedy Graphito

 

Photo de Speedy Graphito devant ses oeuvres

Arts plastiques. Le Comœdia consacre sa première exposition monographique à l’artiste, mondialement connu. Avec une scénographie créée par lui-même. De quoi passer un très bon moment. Jusqu’au 26 septembre.

La galerie d’art Le Comedia propose « Arrêt sur images », une rétrospective immersive retraçant plus de 40 ans de création de Speedy Graphito, considéré comme l’un des pionniers du Street Art français. Entre pièces de collection et celles exposées pour la première fois en France.

Il a transformé la rotonde en métaphore cinématographique, clin d’eil à la vocation première du lieu. Dès qu’on entre, un mur de couleurs et une imposante sculpture accueillent le visiteur. « Je tenais à ces bandes de couleurs qui donnent une impression de mouve- ment quand on se déplace. Au centre, cet arbre avec des petits Lapinture, décrypte l’artiste. Si je suis artiste aujourd’hui, c’est un peu pour continuer cette recherche de l’art, de la peinture et rendre hommage à mes prédécesseurs. J’ai été nourri par ce qui a été créé avant et j’essaie d’actualiser ce travail.»

Une œuvre découpée en séquences

Pour ceux qui ne connaitraient pas Lapinture, il faut savoir qu’il est son personnage fétiche. Pourquoi ce nom? «On entend la peinture en phonétique. Je l’ai symbolisée par un lapin porte-bonheur», révèle Speedy Graphito. Une façon de rappeler qu’il est nourri de peinture depuis toujours, loin de l’étiquette de tagueur ou graffeur qu’on lui avait collée à ses début.  « J’aime raconter des émotions dans mes tableaux ».

Pour ce faire, il a découpé en séquences son travail « en lien avec les influences des différents mouvements de l’art qui ont infusé ses oeuvres ». D’où la bien nommée ex- position Arrêt sur images.

Il évoque sa série à Miami, sa réinterprétation de sculpture classique, sa Mona Lisa, sa vision du sur réalisme, son Seurat pixélisé, son extraordinaire relecture de Guernica.

Une pièce accompagnée d’un court film de David Boisseaux-Chical qui « transpose l’univers de Speedy Graphito dans une esthétique de jeu vidéo, au cœur d’un monde saturé de signes, d’images et de marques ».

D’autres surprises attendent le visiteur car la curiosité de cet artiste est insatiable. À lui, la multiplication des outils à travers les nouvel les technologies. À voir et revoir.

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