Le Comoedia consacre sa première exposition monographique à l’artiste, reconnu dans le monde entier, avec une scénographie créée par lui-même.
La galerie d’art Le Comoedia présente Arrêt sur images, une rétrospective immersive retraçant plus de 40 ans de création de Speedy Graphito, considéré comme un des pionniers du street art français. Entre pièces de collection et celles exposées pour la première fois en France. « Si je suis artiste aujourd’hui, c’est un peu pour continuer cette recherche de l’art, de la peinture et rendre hommage à mes prédécesseurs, résume Speedy Graphito, j’ai été nourri de ce qui a été créé avant et j’essaye d’actualiser ce travail. »
Un personnage fétiche
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Lapinture, il faut savoir qu’il est son personnage fétiche. Pourquoi ce nom ? On entend la peinture en phonétique. « Je l’ai symbolisée par un lapin porte-bonheur », révèle l’artiste. On est loin de l’étiquette de tagueur ou graffeur qu’on lui avait collée à ses débuts. « J’aime raconter des émotions dans mes tableaux. » Pour ce faire, il a découpé en séquences son travail « en lien avec les influences des différents mouvements de l’art » qui ont infusé ses œuvres. D’où la bien nommée exposition Arrêt sur images. Il évoque sa série à Miami, sa réinterprétation de sculpture classique, sa Mona Lisa, sa vision du surréalisme, son Seurat pixélisé, son extraordinaire relecture de Guernica de Picasso, son brillant accrochage et l’ajout de volumes. Une pièce accompagnée d’un court film de David Boisseaux-Chical « transpose l’univers de Speedy Graphito dans une esthétique de jeu vidéo, au cœur d’un monde saturé de signes, d’images et de marques. » D’autres surprises attendent le visiteur car la curiosité de cet artiste est insatiable, il multiplie les outils à travers les nouvelles technologies. Le visiteur succombera notamment à la magie d’une boîte animée.