Speedy mélange son univers coloré, issu du street art, avec celui de Pablo Picasso, par le biais d’une réinterprétation de Guernica. Il s’agit d’une peinture lourde d’histoire puisque Picasso l’a peinte en réaction à la souffrance du peuple espagnol pendant la guerre d’Espagne. Cette huile sur toile est une commande du gouvernement républicain de Francisco Largo Caballero et dénonce le bombardement qui a eu lieu sur la ville de Guernica.
Dans le cas présent, Speedy Graphito emprunte à Johannes Vermeer La Jeune Fille à la perle. Pour la représenter, il choisit de définir différentes zones remplies de motifs hétéroclites, où l’on retrouve parfois des inspirations cubistes (exemple : sur le manteau).

Salvador Dalí

Le temps perdu ne se rattrape jamais – 2026
Speedy Graphito
Aussi, il utilise parfois un chef-d’œuvre bien connu pour lui ajouter un personnage de dessin animé et ainsi mélanger les styles. Avec Le temps perdu ne se rattrape jamais, Speedy ajoute à l’œuvre de Dali le lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. Lorsque Dali dépeint sa hantise du temps qui passe et de la mort, Speedy Graphito allège cette œuvre en y apposant un personnage comique. La peur du lapin blanc d’être en retard paraît alors bien futile à côté de celles de Dali, bien que finalement, les deux ont peur du temps qui s’écoule inexorablement.



