Neil Leifer, Ali-Williams Overhead, Muhammad Ali debout les bras levés au-dessus de Cleveland Williams au sol sur le ring, Houston, 1966.
Ali-Williams overhead

Ali-Williams overhead

Artiste :

Neil LEIFER

Technique :

Photographie signée et numérotée. Tirage réalisé sous le contrôle de l’auteur.

  • Dimensions : 40 x 40 cm
  • Exemplaires : / Edition numérotée sur 350 exemplaires
  • Prix : Cliquez sur "Demande de prix"

Tirage vendu non encadré

Autres formats disponibles

25 x 25 cm

50 x 50 cm

Un mot sur l’œuvre

14 novembre 1966, Astrodome de Houston. Championnat du monde des poids lourds. Mohamed Ali face à Cleveland Williams.

Ce combat n’est pas le plus célèbre de la carrière de Mohamed Ali. Pourtant, il donnera naissance à l’une des photographies les plus extraordinaires de l’histoire du sport.

Pour la première fois, la configuration de l’Astrodome permet à Neil Leifer d’installer un appareil très haut, à la verticale du ring. Il comprend immédiatement ce que cette position peut lui offrir : non plus seulement photographier deux boxeurs, mais embrasser le ring tout entier et faire de l’espace lui-même un élément de la composition.

Le résultat dépasse tout ce qu’il pouvait imaginer.

Au centre de ce carré blanc presque immaculé, les deux hommes semblent dessiner une figure géométrique parfaite. Cleveland Williams est étendu au sol, les bras ouverts ; Mohamed Ali s’en éloigne, les bras levés en signe de victoire. Les corps se répondent, les diagonales s’équilibrent, le noir et le blanc s’opposent. Autour d’eux, juges, journalistes et spectateurs forment un cadre presque régulier. Rien ne semble pouvoir être ajouté, déplacé ou retranché.

Et pourtant, cette perfection n’a pas été composée. Elle n’a duré qu’une fraction de seconde.

C’est là toute la magie de la photographie : Neil Leifer avait imaginé le point de vue, préparé minutieusement son dispositif et attendu. Mais il ne pouvait prévoir ni la chute de Cleveland Williams, ni la position de Mohamed Ali, ni cette extraordinaire géométrie des corps. La maîtrise du photographe rencontre alors ce que la photographie offre parfois de plus précieux : l’imprévisible.

Neil Leifer considère cette image comme sa photographie préférée. C’est la seule de ses œuvres qu’il ait choisi d’accrocher dans son appartement.

On comprend pourquoi.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

A nos yeux, la plus extraordinaire image de l’histoire de la photographie de sport. Elle dépasse le témoignage sportif pour devenir une œuvre à part entière.

Rien ne vient troubler la puissance de l’image. Le blanc immaculé du ring, encore vierge de toute publicité, domine la scène et lui confère une étonnante pureté graphique. À l’époque, l’usage voulait même que le tenant du titre porte un short blanc et le challenger un short noir : jusque dans ce contraste, tout semble avoir été pensé pour l’image. Et comme un ultime clin d’œil du destin, Neil Leifer lui-même apparaît dans sa propre photographie, en chemise bleue, en haut à gauche de l’image.

Une composition d’une telle perfection tient presque du miracle. Tout était là, à cet instant précis, et rien ne pouvait être déplacé sans en altérer la force.

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