Œuvres disponibles

Œuvres disponibles

La Galerie d’Art Le Comœdia vend et représente des artistes de façon permanente en dehors de ses expositions temporaires. Découvrez et achetez leurs sculptures, peintures et autres œuvres d’art.

Black power salute

Neil LEIFER

Tirage vendu non encadré

Autre format disponible

35 x 28 cm

Un mot sur l’œuvre

Mexico, 16 octobre 1968.

Tommie Smith vient de remporter le 200 mètres et d’établir un nouveau record du monde. John Carlos termine troisième. Entre eux, sur la deuxième marche du podium, se tient l’Australien Peter Norman.

Puis retentit l’hymne américain.

John Smith et Tommie Carlos baissent la tête et lèvent chacun un poing ganté de noir. Un geste silencieux de quelques minutes qui va faire le tour du monde et inscrire cette cérémonie de remise des médailles dans l’Histoire.

Les deux athlètes sont engagés dans l’Olympic Project for Human Rights (OPHR) et non Black Panther Party, un mouvement qui entend utiliser l’extraordinaire visibilité du sport pour dénoncer les discriminations raciales et défendre les droits humains.

Les deux hommes sont pieds nus, en chaussettes noires, pour évoquer la pauvreté de la population afro-américaine. Les poings gantés symbolisent la force et l’unité. John Carlos porte autour du cou des perles en mémoire des victimes des lynchages et des violences racistes. Sur leurs survêtements figure le badge de l’OPHR.

Et puis il y a Peter Norman. L’homme blanc de la photographie pourrait sembler étranger à la scène. Il en est pourtant pleinement acteur. Lui aussi porte le badge de l’OPHR. Par ce simple geste, l’Australien choisit publiquement de se tenir aux côtés de Tommie Smith et John Carlos et de soutenir leur combat.

Il faut se souvenir de l’Amérique de 1968 pour mesurer la portée de cette image. Martin Luther King a été assassiné six mois plus tôt. Robert Kennedy l’a été à son tour en juin et les luttes contre les ségrégations fracture la société américaine. Dans ce contexte, lever le poing sur un podium olympique, face au drapeau américain et pendant l’hymne national, est un acte d’un courage considérable.

Tommie Smith et John Carlos le paieront immédiatement. Exclus de l’équipe américaine, contraints de quitter le village olympique, ils seront ensuite confrontés aux insultes, aux menaces et à l’ostracisme.

Et pourtant, l’Histoire va progressivement inverser les rôles.

Ce qui fut considéré par beaucoup, en 1968, comme une provocation est devenu l’un des gestes les plus célèbres de l’histoire du sport et un symbole universel de la lutte contre les discriminations.

C’est là que cette photographie prend toute sa dimension. Elle ne nous montre pas seulement trois athlètes sur un podium. Elle nous montre l’instant précis où trois hommes décident que leur conscience compte davantage que le confort de leur gloire sportive.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Une photographie historique. Neil Leifer n’est pas le seul à l’avoir faite, Raymond Depardon, alors à l’agence Gamma, était présent. mais il est un des seuls à l’avoir faite en couleur. La presse des années 60 publiant surtout du noir et blanc..

Une photographie qui tire son importance, non pas de sa force esthétique, mais par sa force documentaire et la trace qu’elle a laissée dans l’histoire des JO et dans l’histoire tout court. 

Neil Leifer, Ali-Williams Overhead, Muhammad Ali debout les bras levés au-dessus de Cleveland Williams au sol sur le ring, Houston, 1966.

Neil LEIFER

Tirage vendu non encadré

Autres formats disponibles

25 x 25 cm

50 x 50 cm

Un mot sur l’œuvre

14 novembre 1966, Astrodome de Houston. Championnat du monde des poids lourds. Mohamed Ali face à Cleveland Williams.

Ce combat n’est pas le plus célèbre de la carrière de Mohamed Ali. Pourtant, il donnera naissance à l’une des photographies les plus extraordinaires de l’histoire du sport.

Pour la première fois, la configuration de l’Astrodome permet à Neil Leifer d’installer un appareil très haut, à la verticale du ring. Il comprend immédiatement ce que cette position peut lui offrir : non plus seulement photographier deux boxeurs, mais embrasser le ring tout entier et faire de l’espace lui-même un élément de la composition.

Le résultat dépasse tout ce qu’il pouvait imaginer.

Au centre de ce carré blanc presque immaculé, les deux hommes semblent dessiner une figure géométrique parfaite. Cleveland Williams est étendu au sol, les bras ouverts ; Mohamed Ali s’en éloigne, les bras levés en signe de victoire. Les corps se répondent, les diagonales s’équilibrent, le noir et le blanc s’opposent. Autour d’eux, juges, journalistes et spectateurs forment un cadre presque régulier. Rien ne semble pouvoir être ajouté, déplacé ou retranché.

Et pourtant, cette perfection n’a pas été composée. Elle n’a duré qu’une fraction de seconde.

C’est là toute la magie de la photographie : Neil Leifer avait imaginé le point de vue, préparé minutieusement son dispositif et attendu. Mais il ne pouvait prévoir ni la chute de Cleveland Williams, ni la position de Mohamed Ali, ni cette extraordinaire géométrie des corps. La maîtrise du photographe rencontre alors ce que la photographie offre parfois de plus précieux : l’imprévisible.

Neil Leifer considère cette image comme sa photographie préférée. C’est la seule de ses œuvres qu’il ait choisi d’accrocher dans son appartement.

On comprend pourquoi.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

A nos yeux, la plus extraordinaire image de l’histoire de la photographie de sport. Elle dépasse le témoignage sportif pour devenir une œuvre à part entière.

Rien ne vient troubler la puissance de l’image. Le blanc immaculé du ring, encore vierge de toute publicité, domine la scène et lui confère une étonnante pureté graphique. À l’époque, l’usage voulait même que le tenant du titre porte un short blanc et le challenger un short noir : jusque dans ce contraste, tout semble avoir été pensé pour l’image. Et comme un ultime clin d’œil du destin, Neil Leifer lui-même apparaît dans sa propre photographie, en chemise bleue, en haut à gauche de l’image.

Une composition d’une telle perfection tient presque du miracle. Tout était là, à cet instant précis, et rien ne pouvait être déplacé sans en altérer la force.

Neil Leifer, Rocky, Sylvester Stallone dans le rôle de Rocky Balboa face à Mr. T dans celui de Clubber Lang, sur le tournage de Rocky III en 1982.

Neil LEIFER

Tirage vendu non encadré

Autres format disponible

50 x 40 cm

Un mot sur l’œuvre

Los Angeles, mai 1982. Sur le tournage de Rocky III.

Neil Leifer connaît la boxe comme peu de photographes la connaissent. Il a passé des décennies au bord des rings et photographié Mohamed Ali à plus de soixante reprises. Il a saisi les vrais coups, les vraies chutes, les vraies victoires, mais cette fois, tout est faux.

Devant son objectif, Sylvester Stallone est Rocky Balboa et Mr. T, Clubber Lang. Deux acteurs, deux personnages, un combat écrit à l’avance et un ring devenu décor de cinéma.

Et pourtant, l’image fonctionne.

Elle fonctionne même merveilleusement, parce que Neil Leifer photographie cette boxe de fiction avec le même regard que celui qu’il porte sur la vraie. Il connaît ses codes, ses attitudes, la tension des corps et cette manière si particulière qu’ont les boxeurs de se jauger avant même que le premier coup ne soit porté.

Sylvester Stallone et Mr. T, Clubber Lang sont ici au sommet de leur puissance physique. Nous sommes dans le spectacle, dans une boxe devenue mythologique, car Rocky dépasse depuis longtemps le simple film de boxe. Le personnage est entré dans la culture populaire au point que sa silhouette, ses combats et ses entraînements appartiennent désormais à notre mémoire collective.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Neil Leifer réalise ainsi quelque chose d’assez singulier : une photographie de sport sans compétition, une photographie de boxe sans véritable combat, et pourtant une image dans laquelle tout l’imaginaire de la boxe est présent. 

Le photographe qui a contribué à construire l’imaginaire visuel de la boxe photographie à son tour le cinéma qui s’en est emparé. La réalité nourrit la fiction, puis la fiction revient devant l’objectif de celui qui a si magnifiquement photographié la réalité. 

Et qui mieux que Neil Leifer pouvait la prendre ? 

Jean-Christian Biville, L’Enfer, le cycliste Wilfried Peeters couvert de boue sur les pavés de la tranchée d’Arenberg lors de Paris-Roubaix, en 2001.

Jean-Christian BIVILLE

Tirage vendu non encadré

Autre format disponible

60 x 90 cm

Un mot sur l’œuvre

Le 15 avril 2001, lors de Paris-Roubaix, Jean-Christian Biville se place comme à son habitude à la sortie de la tranchée d’Arenberg. Sous la pluie et dans la boue, le Belge Wilfried Peeters surgit seul du secteur pavé. Derrière lui, aucune voiture, aucun autre coureur ne vient encombrer le cadre. Jean-Christian Biville dispose durant quelques secondes d’une scène exceptionnellement dépouillée. Il déclenche.

La photographie, connue sous le titre L’Enfer, montre Peeters couvert de boue, presque méconnaissable, avançant seul sur les pavés d’Arenberg. Elle condense en une image ce qui constitue la légende de Paris-Roubaix : la difficulté du terrain, les conditions météorologiques, l’isolement du coureur et l’engagement physique absolu qu’exige cette course. Cette photo reçoit le prix LCL-UJSF de la meilleure photographie sportive de l’année 2001 et demeure l’image la plus célèbre de Jean-Christian Biville.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Toute la grandeur de la course Paris-Roubaix surnommée « l’Enfer du Nord » est contenue dans cette photographie.

Il y a l’énergie, le courage, la détermination, le dépassement de soi. Il y a ce visage et ce corps marqués par l’effort, cette boue qui recouvre les hommes et leurs vélos jusqu’à presque les confondre. 

S’il fallait montrer une seule photographie à un profane pour lui raconter ce que représente la course Paris-Roubaix, ce serait celle-ci.

Bolchoï VIII

Gérard UFÉRAS

Tirage vendu non encadré

Autres formats disponibles

60 x 90 cm

80 x 120 cm

Un mot sur l’œuvre

Moscou, avril 2011. Après plusieurs années de rénovation, le théâtre du Bolchoï prépare sa réouverture. Trois photographes sont invités à s’immerger dans le quotidien de son corps de ballet. Gérard Uféras est l’un d’eux.

Pendant plusieurs semaines, il partage la vie des danseurs et photographie ce que le public ne voit pas : les répétitions, l’attente, les préparatifs et les coulisses.

Cette photographie est réalisée pendant une représentation des Illusions perdues. Gérard  Uféras tourne son objectif vers les danseuses en marge de la scène et retrouve un univers qui avait déjà nourri son travail à l’Opéra de Paris.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

De Degas à Uféras.

La photographie de Gérard Uféras prolonge une longue histoire de la représentation des danseuses dans l’art.

Difficile de regarder cette photographie sans penser aux danseuses peintes par Edgar Degas. Même attention portée aux corps, aux attitudes et à ces instants saisis en marge du spectacle.

Plus d’un siècle les sépare et le pinceau a laissé place à l’appareil photographique, mais le regard se pose toujours sur cet envers du ballet qui fascinait déjà les impressionnistes.

Ce qui rapproche particulièrement Uféras de Degas, ce n’est pas simplement le sujet des danseuses. C’est le regard porté sur les coulisses, les instants d’attente et les corps en dehors de la représentation avec des cadrages souvent très libres. 

Ian Bradshaw, Twickenham Streaker, Michael O’Brien traversant le terrain de rugby entouré de policiers lors du match Angleterre-France à Twickenham, en 1974.

Ian BRADSHAW

Tirage vendu non encadré

Un mot sur l’œuvre

Le 20 avril 1974, Ian Bradshaw couvre la rencontre de rugby entre l’Angleterre et la France au stade de Twickenham. À la mi-temps, tandis qu’une partie des photographes quitte momentanément le bord du terrain, il reste à son emplacement. Un jeune Australien, Michael O’Brien, traverse alors la pelouse entièrement nu à la suite d’un pari avant d’être intercepté par plusieurs policiers. 

Le photographe comprend immédiatement le problème posé par la scène : pour que la photographie puisse être publiée dans la presse, il faut parvenir à dissimuler la nudité du jeune homme. Il déclenche à plusieurs reprises jusqu’au moment où le casque noir du policier Bruce Perry vient se placer exactement devant le sexe d’O’Brien.

Au centre de l’image, Michael O’Brien avance les bras largement ouverts, entouré de policiers en uniforme sombre. La position de son corps et l’expression de son visage donnent à la scène une dimension presque biblique, tandis que le casque du policier introduit une forme d’humour visuel immédiatement compréhensible. À l’arrière-plan, un officiel accourt avec un manteau destiné à couvrir le jeune homme, détail que Ian Bradshaw dira n’avoir découvert qu’au développement de la pellicule. 

L’image paraît dès le lendemain en première page du Sunday Mirror et connaît rapidement une diffusion internationale. Devenue The Twickenham Streaker, elle obtient en 1975 le premier prix de la catégorie Humor du World Press Photo Contest. Le site officiel du photographe indique également qu’elle fut désignée Picture of the Year par LIFE et Picture of the Decade par People. 

Une épreuve argentique de l’œuvre figure aussi dans les collections de Photo Elysée à Lausanne, aux côtés de photographies de David E. Scherman, Jean Mohr ou encore d’œuvres documentant les performances de Marina Abramović et Ulay. 

Elle a également été présentée dans Who Shot Sports : A Photographic History, 1843 to the Present, grande exposition consacrée à l’histoire de la photographie sportive, organisée par l’historienne de la photographie Gail Buckland et présentée notamment au Brooklyn Museum en 2016. 

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Une photographie devenue une référence de la culture visuelle du XXe siècle. 
La force de cette photographie tient précisément à la rencontre entre l’anticipation du photographe et une succession de circonstances impossibles à provoquer. Ian Bradshaw n’a ni organisé la scène ni déplacé ses protagonistes. Mais il est resté à sa place, a compris immédiatement ce que l’événement pouvait devenir photographiquement et a attendu le fragment de seconde où tous les éléments se mettaient en ordre.
Un côté christique, la touche d’humour et le flegme tout britannique.

 

Catherine Steenkeste, The Poster, Guerschon Yabusele réalisant un dunk au-dessus de LeBron James lors de la finale olympique de basket France–États-Unis à Paris, le 10 août 2024.

Catherine STEENKESTE

Tirage vendu non encadré

Autres formats disponibles

30X45 cm

50X75 cm

60X90 cm

80X120 cm

Un mot sur l’œuvre

Paris, 10 août 2024. Finale olympique France–États-Unis.

Face aux Français se dresse la plus impressionnante équipe du tournoi : LeBron James, Stephen Curry, Kevin Durant et quelques-uns des plus grands noms du basket mondial.

Puis vient cet instant.

Guerschon Yabusele attaque le panier. Face à lui, LeBron James, monument du basket américain et mondial. Le Français s’élève, résiste au contact et vient écraser le ballon dans le cercle tandis que James LeBron bascule sous lui.

Un dunk. L’Arena explose et l’image fait immédiatement le tour du monde. Guerschon Yabusele vient de « postériser » le King.

Dans le langage du basket américain, un poster dunk désigne précisément ce geste spectaculaire où un joueur dunke malgré la présence d’un défenseur — une action suffisamment forte pour mériter de finir sur un poster.

Placée derrière le panier opposé, loin d’être à la position idéale, Catherine Steenkeste voit Guerschon Yabusele partir et pressent immédiatement que quelque chose va se produire. Elle déclenche au moment juste.

Le corps de Guerschon Yabusele en pleine extension, le ballon au-dessus du cercle, LeBron James déséquilibré sous lui : aucune partie essentielle de l’action ne sort du cadre. 

La photographie restitue à la fois le mouvement, la puissance et la verticalité du geste. Elle deviendra la couverture du Livre d’Or du basket 2024 et sera récompensée par le premier prix UJSF de la meilleure photographie sportive de l’année 2024.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Un Français s’envole au-dessus de LeBron James, en finale des Jeux olympiques, à Paris. L’image prend alors une dimension presque symbolique : celle d’une équipe de France qui, le temps d’un geste, ne regarde plus les géants américains avec admiration mais les défie à leur propre jeu.

La France perdra pourtant la finale.

Neil Leifer, Ali-Liston, Muhammad Ali debout au-dessus de Sonny Liston après le KO du combat de boxe du 25 mai 1965.

Neil LEIFER

Tirage vendu non encadré

Autres formats disponibles

25 x 25 cm

50 x 50 cm

Un mot sur l’œuvre

25 mai 1965, à l’Arena Saint Dominique de Lewinston dans le Maine, USA

Mohamed Ali invective son adversaire Sonny Liston qu’il vient de mettre à terre durant le premier round d’un combat pour le titre mondial des lourds.

Le témoignage de Neil Leifer

« D’emblée, j’ai compris que la bonne place fait la bonne photo. Et c’est le cas avec celle-ci.

A l’instant précis du KO (après 1’42 » de combat seulement !), je suis pile en face d’Ali, avec Liston étendu à ses pieds. Juste en face du lion terrassé par le chasseur ! “

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

Nous sommes ici face à l’une des photographies les plus prestigieuses de l’histoire du sport. Une image devenue à la photographie sportive ce que La Joconde est à la peinture.

Mohamed Ali est alors au sommet. Intouchable, sûr de lui et de son talent, flamboyant, provocateur. Sur cette image, il semble furieux. Il l’est. Sonny Liston vient de tomber et Mohamed Ali estime que son adversaire s’est effondré trop vite, après ce qui restera dans l’histoire comme le mystérieux « Phantom Punch ». La victoire ne lui suffit pas : il veut le combat, le spectacle, la gloire. Penché au-dessus de Sonny Liston, il lui intime de se relever.

C’est sans doute là que réside la force de cette photographie : elle ne montre pas seulement un instant de sport, elle révèle un homme. Sa puissance, son orgueil, sa rage de vaincre, son extraordinaire présence. 

Neil Leifer aime à rappeler qu’une grande photographie dépend souvent de l’endroit où se trouve le photographe. Ce soir-là, il est incontestablement mieux placé que ceux qui lui font face. Hasard ? Intuition ? Expérience ? Chance ? Sans doute un peu de tout cela.

Jérôme Brouillet, The Golden Moment, Gabriel Medina suspendu au-dessus de l’océan avec sa planche de surf aux Jeux olympiques de Paris 2024.

Jérôme BROUILLET

Tirage vendu non encadré

Autres formats disponibles

30 x 45 cm (édition ouverte)

80 x 120 cm (édition signée et numérotée sur 15 exemplaires)

100X150 cm (édition signée et numérotée sur 10 exemlpaires)

120X180 cm (édition signée et numérotée sur 5 exemlpaires)

Un mot sur l’œuvre

Le 29 juillet 2024, Jérôme Brouillet saisit le surfeur brésilien Gabriel Medina quelques instants après sa sortie d’une vague notée 9,90. Suspendu au-dessus de l’océan, le corps parfaitement vertical et l’index tendu vers le ciel, Medina semble flotter dans les airs tandis que sa planche adopte presque exactement la même orientation. Le photographe ne voit pourtant pas le surfeur lorsqu’il se trouve dans le tube : installé sur un bateau dans le chenal, il anticipe l’endroit où Medina devrait réapparaître et déclenche au moment de sa sortie. Sur les quatre images réalisées à cet instant, l’une va connaître une diffusion mondiale.

L’image, désormais connue sous le titre The Golden Moment, dépasse rapidement le cadre du reportage sportif. Sa composition d’une grande simplicité, l’absence presque totale de repères entre le ciel et l’océan et la correspondance visuelle entre le geste du surfeur et sa planche contribuent à lui donner une dimension presque irréelle. Diffusée par l’AFP, elle devient l’une des photographies les plus largement reprises des Jeux olympiques de 2024.

Cette photographie vaut à Jérôme Brouillet une reconnaissance internationale. En 2025, elle remporte notamment le World Sports Photography Awards, dont elle reçoit le premier prix toutes catégories, et figure parmi les images primées du World Press Photo Contest 2025, dans la catégorie Singles – Asia-Pacific and Oceania. Elle obtient également la première place dans la catégorie Sport Action des AIPS Sport Media Awards.

Le choix du Comoedia Galerie d’art 

La performance sportive s’efface alors devant la grâce de l’instant.

Il est rare qu’une photographie acquiert aussi rapidement une dimension iconique. Certaines des images les plus célèbres de Neil Leifer ont traversé les décennies avant de s’inscrire dans notre mémoire collective. À celle-ci, quelques heures auront suffi.

Newsletter